
Ixquick était un métamoteur de recherche axé sur la protection de la vie privée, lancé en 1998. Le service n’existe plus aujourd’hui : ses activités ont été définitivement arrêtées en avril 2018, au profit de Startpage, moteur de recherche du même groupe qui en constitue désormais la continuité. Cet article revient sur l’histoire d’Ixquick, son fonctionnement, sa fusion avec Startpage et ce qui distingue les deux services.
Ixquick existe-t-il encore aujourd’hui ?
Non, Ixquick n’existe plus. Le moteur de recherche Ixquick a été fermé en avril 2018, après plusieurs années de transition progressive vers Startpage. Les internautes qui recherchent aujourd’hui « Ixquick » sont donc automatiquement redirigés, ou invités à se tourner, vers Startpage, qui reprend l’essentiel de la philosophie et de l’approche en matière de confidentialité qui faisait la réputation d’Ixquick.
De nombreux contenus publiés avant 2018 continuent de présenter Ixquick comme un service actif, ce qui entretient une certaine confusion. Il est donc utile de préciser clairement qu’il s’agit désormais d’un service historique, dont l’usage réel a été remplacé par Startpage.
Qu’était le moteur de recherche Ixquick ?
Ixquick était un métamoteur de recherche, c’est-à-dire un service qui n’indexait pas lui-même le web, mais qui agrégeait et combinait les résultats de recherche issus de plusieurs moteurs tiers. Cette approche permettait de proposer des résultats de recherche variés, tout en évitant de dépendre d’un seul fournisseur.
Le principe du métamoteur reposait sur une logique de comparaison : en interrogeant simultanément plusieurs sources, Ixquick pouvait présenter à l’utilisateur une synthèse plus large que celle d’un moteur de recherche unique. Cette architecture technique, courante à la fin des années 1990 et au début des années 2000, a progressivement perdu du terrain face à la montée en puissance de moteurs de recherche capables d’indexer eux-mêmes des volumes considérables de pages web, à l’image de Google.
Le service s’est fait connaître pour son positionnement fort en matière de protection de la vie privée, à une époque où cette question était encore peu abordée par les grands acteurs du secteur. Ixquick mettait notamment en avant l’absence de conservation de l’adresse IP des utilisateurs et l’absence d’enregistrement de l’historique de recherche, deux engagements qui tranchaient avec les pratiques des moteurs de recherche traditionnels.
Comment fonctionnait la confidentialité sur Ixquick ?
La philosophie d’Ixquick reposait sur une idée simple : permettre une recherche anonyme, sans que les requêtes des utilisateurs puissent être associées à leur identité ou à leur adresse IP. Le service ne conservait pas ces informations et limitait le recours aux cookies de suivi, contrairement à la plupart des moteurs de recherche qui exploitaient déjà les données personnelles à des fins publicitaires.
Ixquick proposait également une fonction de proxy, permettant aux utilisateurs de consulter certains sites web via ses propres serveurs plutôt qu’en s’y connectant directement. Ce proxy Ixquick ajoutait une couche supplémentaire de confidentialité en ligne, en masquant l’adresse IP réelle de l’internaute vis-à-vis des sites visités depuis les résultats de recherche.
Quel est le lien entre Ixquick et Startpage ?
Ixquick et Startpage appartenaient au même groupe et partageaient dès le départ une approche centrée sur la protection de la vie privée. Startpage, lancé en 2009, s’est développé selon un principe différent de celui d’Ixquick : plutôt que d’agréger plusieurs sources, Startpage proposait les résultats de recherche de Google, tout en y ajoutant une couche de confidentialité destinée à empêcher Google de tracer les recherches effectuées.
Les deux services ont coexisté plusieurs années avant d’être progressivement réunis. En 2016, l’entreprise a annoncé un rapprochement entre Ixquick et Startpage, avec l’objectif de concentrer les ressources de développement sur un seul produit plutôt que deux. Cette fusion a marqué le début de la fin pour Ixquick en tant que service autonome, même si son arrêt définitif n’est intervenu que deux ans plus tard.
La chronologie d’Ixquick, de son lancement à son arrêt
Pour resituer clairement l’évolution du service, voici les principales étapes de l’histoire d’Ixquick :
| Année | Événement | Conséquence |
|---|---|---|
| 1998 | Lancement d’Ixquick | Mise en ligne d’un métamoteur axé sur la vie privée |
| 2009 | Lancement de Startpage | Nouveau moteur du même groupe, basé sur les résultats Google |
| 2016 | Fusion progressive d’Ixquick et Startpage | Concentration des ressources sur un seul produit |
| Avril 2018 | Arrêt définitif d’Ixquick | Startpage devient l’unique service actif du groupe |
Cette chronologie permet de comprendre qu’Ixquick n’a pas disparu du jour au lendemain, mais qu’il s’agit du résultat d’une transition étalée sur plusieurs années, la fusion de 2016 ayant précédé de deux ans l’arrêt effectif du service en avril 2018. Cette progressivité explique en partie pourquoi de nombreux contenus publiés durant cette période intermédiaire continuent de mentionner Ixquick comme s’il s’agissait encore d’un service pleinement actif.
Quelles différences entre l’ancien Ixquick et le Startpage actuel ?
La principale différence tient à la source des résultats de recherche. Ixquick fonctionnait comme un véritable métamoteur, combinant plusieurs moteurs de recherche pour construire ses résultats. Startpage, de son côté, s’appuie principalement sur les résultats de recherche de Google, auxquels il ajoute une couche de confidentialité en ligne destinée à empêcher tout croisement de données personnelles avec les requêtes effectuées.
Sur le plan de la philosophie, les deux services restent toutefois très proches : absence de conservation de l’adresse IP, limitation des cookies de suivi, et volonté affichée de proposer une alternative à Google respectueuse de la vie privée des utilisateurs. Startpage a également conservé, dans une version adaptée, le principe du proxy hérité d’Ixquick, permettant de visiter certains sites web de façon plus anonyme depuis les résultats de recherche.
Startpage, l’héritier direct de la philosophie d’Ixquick
Aujourd’hui, toute personne qui recherchait auparavant une alternative à Google avec Ixquick est invitée à se tourner vers Startpage, qui reprend l’essentiel des engagements historiques du service en matière de protection des données personnelles. Si le nom Ixquick continue d’apparaître dans de nombreux contenus en ligne, il ne correspond plus à un service actif depuis 2018, et son usage réel s’est intégralement reporté sur Startpage, qui reste à ce jour l’option à privilégier pour les internautes attachés à une recherche anonyme et respectueuse de leur vie privée.
